La chronique de Kat

18.10.2017

Juillet 1967, une vague d'émeutes sans précédent touche le pays et notamment Detroit, la ville est à feu et à sang. La contestation porte sur la guerre du Vietnam, la ségrégation, les droits civiques. A l'hôtel Algiers, une dizaine de jeunes hommes noirs et 2 filles blanches vont se retrouver confrontés à la brutalité de la police de Detroit, suite à des coups de feu tirés depuis l'hôtel en direction d'une base de la garde nationale. L'interrogatoire va tourner à la bavure, trois jeunes noirs non armés seront abattus à bout portants. Le film Detroit est tiré d'une histoire vraie adaptée par Kathryn Bigelow à l'aide d'archives et des principaux protagonistes. La grande force de ce film est que le spectateur vit le film minute par minute, caméra à l'épaule et à 360°. Nous aussi, on se retrouve enfermé dans ce couloir d'hôtel, sous une tension étouffante qui dure 1 heure. La réalisation est quasi documentaire et très habile. Il faut prendre du recul et se situer en 1967 pour comprendre et voir ce film.

 

 

 Docteur ou beau parleur? Dans les années 50, Knock, ex-voyou repenti, arrive dans un petit village pour exercer son métier: la médecine. Docteur Knock emploie une nouvelle méthode pour augmenter sa clientèle et va convaincre les villageois par sa séduction et son bagou: tout bien portant est susceptible d'être malade. La paroisse se vide, le pharmacien retrouve sa clientèle, le facteur lit toujours les lettres des administrés et Knock tombe amoureux d'Adèle. Un héros fragile, des dialogues percutants, un film drôle et sympathique. A ne pas comparer au film avec Louis Jouvet.

 

 

 Suicide ou assassinat? Armand Roulin est chargé par son père, postier et ami de Vincent Van Gogh, de remettre à Théo Van Gogh la dernière lettre écrite par celui-ci avant de mourir. En menant son enquête, Armand découvre un homme, sa vie, son histoire et s'aperçoit que Vincent ne s'est peut-être pas suicidé, comme si bien dit par le docteur Gachet. Un grand travail d'animation pour ce film, les comédiens sont incrustés dans la peinture comme si Vincent Van Gogh tenait le pinceau. Artistiquement réussi.

 

 

 

 

 

 

 

Eté 2016, Antoine suit un atelier de lecture/écriture menée par Olivia, une écrivaine très connue. Cet atelier est pour des jeunes en insertion, ils doivent écrire un roman policier qui sera publié. Antoine a des idées de violence qu'il exprime sans état d'âme et se met bientôt en retrait du groupe. Un huis clos en pleine garrigue, qui s'essouffle vite et perd l'histoire du groupe en se recentrant sur un ado et l'écrivaine/éducatrice. Très déçue.

 

 

 

 

Pendant 2 ans, Gilles de Maistre a suivi Alain Ducasse de la Chine au Japon, en passant par l'Amérique du Sud et enfin la France. Un homme en quête de saveur, de plaisir culinaire. Comme il le dit lui-même, la cuisine il la fait dans sa tête maintenant. Capable de déjeuner avec des chefs d'Etat un jour et de se retrouver le lendemain autour d'une table au fin fond de la campagne française avec nos agriculteurs. Il cherche le meilleur, l'excellence et l'authenticité. A déguster rapidement.

 

 

 Emmanuelle est une ingénieure brillante et compétente. Elle travaille dans un grand groupe industriel; elle est remarquée par un groupe de femmes d'influence, qui souhaiterait qu'elle prenne la tête d'une grande entreprise du cac 40: elle deviendrait la première femme à occuper une telle fonction. Mais c'est sans compter ses adversaires hommes et les coups bas de ceux-ci. La guerre est déclarée. Le combat sera long. Ah le pouvoir, que ne ferait-on pas pour y accéder, le garder et l'exercer sur les autres. Une plongée dans le monde des grandes entreprises, des réseaux politiques et financiers. Jeux de pouvoirs, jeux de vilains.

 

 

 

 

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