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La chronique de Kat et Cédric


Vu par Cédric

Jumanji : Très bon remake rien à voir avec le 1er qui nous fait passer un très bon moment de cinéma. Avec un bon casting idéal pour cette comédie d'action et de l'humour bien garanti.

On passe un très bon moment, je vous le recommande.

Vu par Kat

"La monnaie de leur pièce": Tante Bertille décédée, ses 3 petits-neveux pensaient hériter de toute sa fortune, mais c'était sans compter leur cousine Eloise, à qui tante Bertille a tout légué. Une comédie ennuyeuse, proche du ridicule, surjouée par des acteurs inexistants (à part Miou-Miou et Anémone) et avec un scénario creux.

"Normandie nue": Dans un petit village normand, les éleveurs bovins sont en crise. Pour se faire entendre du grand public et passer au journal de 20 heures, le maire décide à l'aide d'un grand photographe américain de faire poser tout le village dans un champ et nu! Une comédie sociale qui délivre un message sur le monde agricole en grande difficulté; un François Cluzet toujours aussi engagé, des personnages secondaires authentiques et des dialogues percutants. Un bon divertissement.

"Le grand jeu": Molly Bloom, la reine des jeux spécial poker qui fait trembler Hollywood et NY! Jessica Chastain est très convaincante en tenancière de tables à jeux clandestins, femme d'affaires prise dans un engrenage entre la mafia et le FBI. Quelques longueurs vite oubliées par le rythme et la performance des acteurs.

"L'échappée belle": Ella et John Spencer sont mariés depuis 50 ans. Il a la maladie d'Alzheimer, elle est en phase terminale d'un cancer. Ils partent avec leur vieux camping-car "l'échappée belle" jusqu'en Floride, rendre visite à Hemingway, ou du moins à sa maison. Il perd la mémoire tous les jours un petit peu plus, elle se raccroche à lui pour gagner du temps contre son cancer. Entre rires et larmes, une jolie fin de vie ensemble, un dernier voyage à deux, un beau film porté par 2 grands acteurs: Helen Mirren et Donald Sutherland.

"El presidente": Lors d'un grand sommet politique rassemblant les présidents des pays d'Amérique latine, Herman Blanco, président de l'Argentine, doit faire face à un scandale financier qui pourrait atteindre sa famille, gérer les problèmes psychologiques de sa fille et donner une réponse cruciale sur l'avenir de son pays. Le spectateur suit à travers ce président les enjeux politiques et les tractations et négociations réalisées en coulisses pour obtenir un vote. Thriller politique bien mené par le grand acteur Ricardo Darin dans un rôle avec peu de dialogue et beaucoup de finesse d'esprit.

« Les heures sombres » : Nommé Prime Minister en mai 1940 et successeur par force de Chamberlain, Winston Churchill est en proie aux doutes. L'allemagne nazie se rapproche des côtes anglaises et des centaines de milliers d'anglais sont bloqués sur la plage de Dunkerque. Soit le Royaume-Uni se bat, soit comme certains de ses collègues le souhaitent, le Royaume-Uni s'allie à l'Allemagne d'Hitler par le biais de l'Italie de Mussolini. Pendant quelques semaines, nous suivons Churchill, grand orateur, à travers la chambre des communes, les sous-sols de l'Etat-major et sa chambre personnelle. Churchill est un immense soldat à lui tout seul, ses discours sont aussi percutants qu'une arme, il fait mouche, le peuple anglais le suit et se prépare aux heures sombres de l'Histoire. Gary Oldman est théâtral, il donne vie à ce personnage et par son physique imposant (chapeau rond, cigare et noeud papillon) et par sa voix (percutante et audible), la scène du métro est inoubliable.

"Momo": Patrick, 30 ans, s'installe chez les Prioux pensant que ce sont ses parents. Patrick, mal entendant, est venu leur présenter sa femme, mal voyante. Le problème c'est que les Prioux n'ont jamais eu d'enfant! Commence alors une grande aventure! Une comédie qui tourne vite au déjà-vu, et au grotesque. Clavier nous sert du Clavier, et frise le ridicule.

"Wonder": August Pullman, petit garçon de 8 ans, est né avec une malformation faciale. Aujourd'hui, pour la première fois de sa vie, il entre dans un établissement scolaire public. Il va affronter le monde des adultes, les regards, les mots. Toute sa famille va le vivre aussi, chacun à sa façon. Jolie petite comédie qui fait de la différence un atout, une pièce unique magnifique. Un mélodrame qui sonne juste, plein d'émotion. Un film plein d'espoir qui nous invite aussi à réfléchir sur le handicap et le regard des autres.

"Tout l'argent du monde": Rome, 1973, le petit-fils du magnat du pétrole John Paul Getty est enlevé; une rançon est demandée, le grand-père refuse de payer. Flechter Chase va aider la mère Abigail Getty afin de ne pas perdre le contact avec les ravisseurs et trouver une solution. Le film est très accès sur la personnalité de Abigail, femme forte, qui ne se laisse pas faire par le clan Getty et surtout par le patriarche. Elle se battra seule jusqu'au bout pour retrouver son fils, son ex-mari Getty étant en perdition entre alcool et drogue au Maroc. Intense par le jeu des acteurs Christopher Plummer et Michelle Williams, banal et ennuyeux pour le scénario qui manque de piquant. Pas de surprise, pas de rebondissement.

"L'échange des princesses": 1721, Philippe d'Orléans, régent de France, décide de lier la France à l'Espagne par un mariage politique entre princes et princesses pour éviter de futures guerres. Louis XV, 11 ans, devra épouser l'infante d'Espagne, Ana Maria, 4 ans; et Mle de Montpensier, 12 ans et fille du régent, devra épouser le futur roi d'Espagne. Sacrifiées par ces jeux de pouvoirs, les jeunes princesses ne sont pas si dupes pour leur jeune âge et ont vite compris le destin qui les attend. Un film d'histoire avec des manipulations politiques et l'avenir du royaume France en jeu que les Bourbon souhaitent conserver ; une reconstitution au plus juste des décors, habits, éclairages; une mise en scène au plus près du jeu des acteurs car oui le film repose sur eux! Ambitieux, historique, puissant, magnifique !

"Ferdinand": Ferdinand, magnifique taureau aux yeux bleus, refuse d'entrer dans l'arène, et de combattre. Il préfère sentir l'odeur des champs et des fleurs. Jolie comédie d'aventure pour petits et grands! Olé!

"Garde alternée": Jean a 2 vies: sa femme Sandrine et ses 2 enfants (15 ans de mariage) et sa jeune maitresse Virginie. Sandrine et Virginie se rencontrent et imposent à Jean une garde alternée. La réalisatrice Alexandra Leclère refait les codes du mariage à trois, et entraine la sublime Valérie Bonneton dans des situations rocambolesques et comiques, accompagnée d'un Didier Bourdon pris au piège entre ces 2 femmes !

"A ghost story": Le fantôme d'un homme mort apparaît dans la maison qu'il habitait avec sa jeune femme; suite à son décès, elle est partie en laissant un mot caché dans un creux du mur; il cherche désespérément à récupérer ce mot et à attendre patiemment son retour. Le temps passe, il voyage dans sa mémoire. On suit le deuil à travers lui, le fantôme, et pas elle. Très peu de dialogues, beaucoup de longueur et de lenteur, des scènes interminables, tout le monde n'est pas Terrence Malick.

"La promesse de l'aube": La vie romancée de Romain Gary. Extrait du livre qui résume, je pense, au mieux, le lien entre la mère et le fils dans le film:

"Il n'est pas bon d'être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ca vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c'est arrivée. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l'Amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. On est ensuite obligé de manger froid jusqu'à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois qu'une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son coeur, ce ne sont plus que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus. Jamais plus. Jamais plus. Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d'Amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes passés à la source très tôt et vous avez tout bu. Lorsque la soif vous reprend, vous avez beau vous jeter de tous les côtés, il n'y a plus de puits, il n'y a que des mirages. Vous avez fait, dès la première lueur de l'aube, une étude très serrée de l'Amour et vous avez sur vous de la documentation. Partout où vous allez, vous portez en vous le poison des comparaisons et vous passez votre temps à attendre ce que vous avez déjà reçu. Je ne dis pas qu'il faille empêcher les mères d'aimer leurs petits. Je dis simplement qu'il vaut mieux que les mères aient encore quelqu'un d'autre à aimer. Si ma mère avait eu un amant, je n'aurais pas passé ma vie à mourir de soif auprès de chaque fontaine." Elle le voulut écrivain, il gagna 2 fois le Goncourt; elle le voulut diplomate, il fut ambassadeur; elle le voulut héros de guerre, il revint capitaine; elle mourût, il sombra à tout jamais. Sa mère est un monstre d'amour, un amour inconditionnel, envahissant et unique, pour un fils qui se cherche et essaie de vivre sans elle. Le vrai héros c'est peut-être elle, la mère, qui souhaite une vie extraordinaire à son fils, que, elle n'a pas eu. Même décédée, elle lui avait écrit 250 lettres envoyées par une amie, afin qu'il s'accroche à la vie pendant la Seconde Guerre mondiale et qu'il ne meurt pas. Charlotte Gainsbourg incarne cette mère avec intensité, folie et passion démesurée; parfois elle en fait un peu trop. Pierre Niney est bien lisse dans ce grand rôle.

"The Florida project": Bienvenue au château magique, en Floride, à Orlando, à 5 minutes à pied de chez Disney, le monde merveilleux. Ici, rien n'est merveilleux. Le magic castle est un motel fait pour les désoeuvrés, louant au mois une chambre, vivant des aides sociales et de petits jobs à la semaine. Fin de la route du rêve américain. C'est là où vit Halley, avec sa fille de 6 ans Moonnee. On se demande qui est la mère de la fille, tellement Halley fuit ses responsabilités. Moonnee, ne va pas à l'école et passe ses journées à faire des bêtises, dans ce rêve enchanté, loin des parcs d'attractions. Bobby, le gérant du motel, les aide comme il peut. L'Amérique des laissés-pour-compte est là. Le réalisateur n'impose pas son jugement, il filme les êtres tels qu'ils sont dans ce coin de "paradis", pas si paradisiaque. Mélodrame bouleversant et attachant.


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