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La Chronique de Kat


Paula, 30 ans, vient de se faire larguer par son mec, elle se retrouve à la rue et lui emprunte son chat. Les portes se ferment devant elle, ça fait longtemps qu'elle avait quitté Paris et sa famille. Elle est torturée dans son esprit, écorchée vive, sdf mais ne le dit pas et ne le reconnaît pas. Elle vivote, trouve un job, et essaie de s'en sortir, avec classe et honneur. Laetitia Dosch est une jeune actrice extraordinaire et à suivre, qui passe du rire aux larmes, des cris aux pleurs, jouant une jeune femme fantasque, instable et libre.

Suite au dépôt de bilan de son entreprise à cause des taxes et impôts, Antoine Roca va monter l'arnaque à la taxe carbone. Il va se servir de la loi et la détourner pour mieux escroquer l'Etat. Il a besoin de liquidités, s'acoquine avec le grand banditisme, son erreur fatale. Il connaîtra la trahison, la chance, le meurtre. C'est l'histoire d'un homme ordinaire qui veut sauver son entreprise et ses employés, et qui va tomber dans le milieu de la nuit, y prendre goût, et sombrer. Un bon thriller avec un grand casting, sombre, violent, cash, le contrat est rempli. Un bon film d'escrocs!

Delphine, auteure d'un roman à succès sur sa mère, fait la rencontre de Elle. Delphine, en panne d'inspiration et recevant des lettres anonymes la menaçant, se sent mieux en la présence de Elle et plus en confiance: Elle a réponse à tout. Elle, s'immisce de plus en plus dans sa vie, prête à prendre sa place: elle répond à ses mails, à son courrier, à son téléphone. Delphine arrivera-t-elle à s'en sortir? Elle, existe-t-elle vraiment? Autant le livre de Delphine de Vigan nous tenait en haleine entre fiction et réalité, autant le film reste poussif. Emmanuelle Seigner en fait trop en dépressive et n'en devient pas crédible, Eva Green fait froid dans le dos à sa première scène puis plus rien et le scénario est loin d'être un thriller psychologique troublant. Même pas peur.

Colin Farrell est chirurgien, Nicole Kidman, sa femme, est ophtalmologue, ils ont 2 enfants, la vie est belle pour la famille Murphy. Un jeune ado Martin rencontre le chirurgien toutes les semaines dans des cafés. Quel lien les unit? Le père de Martin est décédé à l'hôpital sous les mains du chirurgien sous emprise de l'alcool. Martin veut punir le chirurgien, il lui demande de tuer un membre de sa famille pour comprendre le mal qui le ronge, sinon ils périront les uns après les autres. L'intimidation commence: la famille parfaite est détruite au fur et à mesure de l'avancée de l’histoire. Une tragédie tortueuse, méticuleusement menée mais trop longue et sans véritable sens.

Gigi est braqueur de banques, Bibi est pilote de course automobile. Ils se rencontrent, c'est la passion. Les histoires d'amour finissent mal en général. Un scénario où s'enchaînent les invraisemblances, un polar allant de déception en déception, plongeant dans la caricature.

Quel bel hommage rendu à sa soeur, cette inconnue. Eric Caravaca interroge ses parents sur l'existence de sa soeur Christine, décédée en 1960 à l'âge de 3 ans à Casablanca. Une mère perdue dans des souvenirs qui la dérangent, un père qui lui avoue la vérité sur Christine, Eric qui fait le voyage à Casablanca au cimetière français, carré 35, là où est enterrée Christine. Eric Caravaca livre un beau documentaire sur une partie de son histoire familiale cachée: la perte d'une enfant. Ils étaient 3 enfants mais on ne parlait que de deux. Il ne restait rien de Christine, pas même une photo ou un film, ses parents ont fait table rase du passé. Un documentaire intime et pudique, sur une absente toujours présente.


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